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Magnétisme et
électromagnétisme
Nous
allons, dans ce chapitre, évoquer brièvement, et assez
superficiellement, un certain nombre de notions simples en
rapport avec l'électromagnétisme. Nous nous limiterons aux
seules connaissances qui peuvent être utiles à un débutant en
électronique.
Qu'est-ce que le magnétisme?
Le magnétisme
est l'ensemble des phénomènes qui se rattachent aux deux
propriétés des aimants: ils attirent les morceaux de fer
(limaille, clous...) et peuvent s'orienter à la surface de la
Terre lorsqu'on les rend mobiles (aiguille de boussole).
Une région de l'espace est
le siège d'un champ magnétique lorsque s'y
exercent les propriétés de l'aimant, qui sont également celles
de l'électro-aimant.
L'étude de ce phénomène
très remarquable (et longtemps inexpliqué), à la fin du
siècle dernier et au début de ce siècle, par le grand
J. C. Maxwell notamment, permit de découvrir que
tout champ magnétique découle d'un déplacement de particules
électriquement chargées. Certains éléments, dont le fer, le
nickel et le cobalt, sont particulièrement aptes, du fait de
leur structure atomique, à engendrer un champ magnétique. Ces
éléments sont appelés ferromagnétiques.
Hormis les aimants, pour
lesquels le magnétisme est en quelque sorte une propriété
intrinsèque, les champs magnétiques sont produits par un
courant électrique. En effet, dès qu'on fait circuler
un courant dans un conducteur, on crée un champ magnétique.
Dans le cas d'un conducteur rectiligne (fil, câble...), ce champ
est concentrique autour du courant. Dans le cas, plus
intéressant, d'un conducteur circulaire (spire), le champ est
colinéaire par rapport à l'axe de la spire.
Dans la pratique, les champs
magnétiques sont créés par des solénoïdes
(bobines) comportant un grand nombre de spires. Dans ce cas, la
valeur du champ magnétique dépend, entre autres facteurs, de la
longueur de la bobine, de son diamètre, du nombre de spires et
de l'intensité du courant qu'on y fait circuler.
Si le courant est variable
avec le temps, le champ subit également une variation et, en
vertu de la loi de Faraday, il produit une tension induite. La
possibilité de créer des champs magnétiques et les
phénomènes qui y sont associés (induction, self-induction...)
sont à l'origine d'un grand nombre d'applications très
diverses: électro-aimants, relais,
dynamos et alternateurs, moteurs électriques, transformateurs, haut-parleurs, etc...
Ci-dessous, le principe de
fonctionnement d'un petit relais et d'un haut-parleur:

Les contacts du relais se ferment lorsque la
bobine est excitée.

La membrane conique, en carton fin, est
solidaire d'une bobine qui se déplace dans l'entrefer de
l'aimant. Lorsque la bobine est parcourue par un courant,
issu par exemple d'un amplificateur, les forces
électromagnétiques mettent la membrane en vibration. Une
suspension élastique autorise le déplacement longitudinal
de la membrane, qui rayonne alors une onde acoustique.
Aimants
et électro-aimants
Un aimant
possède la propriété d'attirer, à ses pôles, des objets
métalliques à base de fer, par exemple de la limaille de fer.
On constate aisément par l'expérience qu'il existe une région
de l'espace où l'aimant exerce son influence: cette zone est
appelée champ magnétique.
Les aimants sont
réalisés à l'aide d'alliages comprenant de l'acier et
divers autres éléments, par exemple de l'aluminium, du
nickel et du cobalt (alnico), du baryum ou du strontium, du
samarium et du cobalt. L'alliage le plus performant, qui date
des années 80, est constitué de néodyme, de fer et de
bore.
Le champ magnétique est
d'autant plus intense que l'on est près des pôles de l'aimant.
Il diminue à mesure qu'on s'en éloigne.
Si on met en présence deux
aimants, on constate que les pôles de noms
contraires (nord et sud) s'attirent,
tandis que les pôles de même nom
(nord et nord, ou sud et sud) se repoussent. Ces forces
d'attraction et de répulsion sont fonction de l'inverse du
carré de la distance qui sépare les deux pôles. Si la force
vaut F pour une distance de 1 mm, elle n'est plus que du quart de
F (F/4) lorsque la distance est de 2 mm.
Un électro-aimant
est un appareil destiné à produire un champ magnétique, lequel
pourra ensuite, par exemple, fermer un contact d'un relais ou
encore faire vibrer la membrane d'un haut-parleur.
L'électro-aimant est
constitué d'un barreau de fer (le noyau) autour duquel est
enroulée une bobine de fil conducteur isolé. Lorsqu'on fait
circuler un courant dans la bobine (on dit que la bobine est
excitée), on constate la création d'un champ magnétique:
l'électro-aimant se comporte comme un aimant.

On vérifie aisément que le
champ magnétique augmente:
-
quand l'intensité du
courant dans la bobine augmente,
-
et/ou quand le nombre
de spires de la bobine augmente.
Pour inverser le
sens du champ magnétique, il suffit d'inverser le sens
du courant dans la bobine (autrement dit, permuter le
"plus" et le "moins").
On peut facilement réaliser
une bobine expérimentale à l'aide de vingt centimètres de fil
électrique sous gaine, enroulé à spires jointives autour de la
lame d'un tournevis et alimenté par une simple pile de 4,5 V ou
de 9 V. Des trombones ou des petites vis seront attirées par cet
électro-aimant certes rudimentaire, mais opérationnel! On
observera la variation de l'intensité du champ magnétique
lorsqu'on remplace la pile de 4,5 V par deux piles de 1,5 V, ou
lorsqu'on double le nombre de spires.
Parmi les nombreuses
applications de l'électro-aimant, signalons le relais, qui
permet d'ouvrir ou de fermer à distance, mécaniquement, un
ou des contacts, le traditionnel carillon de porte, ou encore
l'électro-vanne, montée sur une canalisation.
Induction et force électro-magnétique
Induction
Dans le dispositif
expérimental représenté ci-dessous, à droite, un conducteur
de cuivre (morceau de fil électrique) est librement suspendu par
deux fils de très faible section, reliés à un
milli-voltmètre. Ce dispositif peut paraître rudimentaire (il
l'est!), mais il permet de bien visualiser les phénomènes.

Déplaçons le conducteur
vers l'extérieur de la bobine, perpendiculairement au champ
magnétique, en lui imprimant une légère impulsion. On dit que
le conducteur fauche le champ. Nous constatons
que l'afficheur du voltmètre indique une tension, positive ou
négative, pendant le déplacement dans un sens ou dans l'autre
(flèche bleue). L'afficheur indique zéro lorsque le conducteur
s'immobilise.

Nous pouvons donc en
conclure que ce conducteur est le siège d'une tension. Selon le
sens de déplacement, l'une de ses extrémités est positive et
l'autre négative.
Ce phénomène s'appelle induction.
Le champ magnétique de l'électro-aimant est appelé champ
inducteur. La tension dans le conducteur est appelée tension
induite.
On peut vérifier, à l'aide
du montage illustré ci-dessus, que la valeur de la tension
induite dépend de la vitesse de déplacement du conducteur et/ou
de l'importance du champ magnétique.
Le sens (polarité) de la
tension induite dépend du sens de séplacement du conducteur
(vers l'intérieur ou l'extérieur du champ) et/ou du sens de la
polarité dans la bobine.
Force
électro-magnétique (force de Laplace)
Le dispositif expérimental
représenté ci-dessous ressemble beaucoup au précédent, mais
cette fois le conducteur est relié à une source de courant, une
simple pile. Un résistance variable (potentiomètre) permet de
diminuer ou d'augmenter la valeur de l'intensité; en outre, un
ampèremètre, monté en série dans le circuit, permet de
mesurer cette intensité.

Le circuit étant fermé,
qu'observe-t-on? Le conducteur se déplace!
Lorsqu'un conducteur
situé perpendiculairement à un champ magnétique est parcouru
par un courant, il est soumis à une force (dite "force de
Laplace") qui le déplace en
fauchant le champ magnétique.
Si on fait varier la valeur
de la résistance insérée dans le circuit, et par conséquent
l'intensité du courant dans le conducteur, on constate une
variation proportionnelle du déplacement de ce conducteur.
Si le champ magnétique
produit par la bobine (ou par un aimant) est plus important, la
force est également plus importante, et par suite le
déplacement.
Si on inverse la polarité
de la source de courant (la pile), et donc le sens du courant
dans le conducteur, on inverse également le sens de
déplacement. On obtiendra du reste un résultat identique en
inversant la polarité du champ magnétique.
Nous pouvons donc en
conclure que, moyennant un dispositif approprié, une source de
courant, une ou plusieurs bobines et un ou plusieurs conducteurs
suffiraient à construire une machine capable de produire une
force. Cette machine s'appelle le moteur électrique.
Les
unités de mesure
A titre documentaire, car on
les utilise assez rarement en électronique (sauf dans les
domaines de la radio et des transmissions hertziennes), les
unités de mesure relatives aux phénomènes décrits ci-dessus
sont:
-
le tesla
(T), du nom de l'ingénieur yougoslave Nikola Tesla, qui
mesure l'induction magnétique
-
le henry
(H), du nom du physicien américain Joseph Henry, qui
mesure l'inductance électrique, aussi appelée
coefficient de self-induction
-
le weber
(Wb), du nom du physicien allemand Wilhelm Weber, qui
mesure le flux d'induction magnétique
A moins que vous ne soyez un
passionné de radio ou d'électrotechnique, vous entendrez
rarement parler de ces grandeurs, sauf peut-être du henry, ou
plus probablement de son sous-multiple, le µH.
Qu'est-ce qu'un transformateur?
Un transformateur
est un appareil qui exploite les phénomènes liés à
l'électromagnétisme. Il est constitué de deux enroulements, ou
bobines, sur un même noyau de fer. Si on applique une tension
alternative sinusoïdale U1 à l'enroulement primaire,
il en résulte dans l'enroulement secondaire une
tension induite U2.
Ci-dessus,
deux modèles répandus de transformateurs: à gauche, le modèle
"standard" sur châssis tôlé, aussi appelé "à
étrier"; à droite, le modèle "moulé" (encapsulated,
en anglais), souvent plus compact.
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Voici,
à droite, l'un des symboles les plus couramment
utilisés pour représenter un transformateur (il existe
de nombreuses variantes) et un petit circuit
expérimental, sur lequel on mesure deux tensions
alternatives: d'abord celle du primaire (en vert), puis
celle du secondaire (en rouge). Le transfo est alimenté
par une source de tension alternative VAC. |

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Voici maintenant ce que l'on
peut visualiser à l'aide du logiciel PSpice
(disponible sur le CD-ROM):

La
courbe verte correspond à la tension au primaire: son amplitude
vaut 120 V. La courbe rouge correspond à la tension induite au
secondaire: son amplitude vaut 60 V. On peut déterminer que la
fréquence est de 50 Hz, puisque un cycle complet est accompli en
un temps égal à 20 ms (deux divisions horizontales).
On vérifie par
l'expérience que la valeur de la tension induite au secondaire
dépend du nombre de spires (noté N) de chacune
des bobines, d'une part, et d'autre part de la valeur de la
tension U1 appliquée à l'enroulement primaire. On constate que
pour une tension U1 donnée, la valeur de U2 est en relation
directe avec le rapport de N2 sur N1.
Le tableau ci-dessous donne
quelques valeurs relevées lors d'une série d'expériences.

On observe que:
(1) si le rapport N2/N1 est inférieur
à 1, le transformateur est utilisé en abaisseur
de tension
(2) si au contraire N2/N1
est supérieur à 1, le transformateur est utilisé en élévateur
de tension
(3) la tension induite U2
est égale à la tension au primaire U1 multipliée par le
rapport N2/N1, qui est appelé rapport de transformation.
Dans le cas particulier où
le nombre de spires est égal dans les deux bobines, ce rapport
est de 1 et la tension induite U2 est égale à la tension U1. On
a alors affaire à un transformateur d'isolement.
Dans la pratique, on utilise
essentiellement des transformateurs abaisseurs, dont le primaire
est relié au secteur EDF (230 V, 50 Hz). Ces transformateurs
délivrent au secondaire une ou parfois plusieurs tensions de
moindre valeur, utilisables pour alimenter des circuits basse
tension.
Il convient de se
souvenir que la tension induite au secondaire est, elle
aussi, alternative. Etant donné que la plupart des appareils
ou circuits fonctionnent en régime continu, cette tension
sera ensuite, dans la très grande majorité des cas,
redressée par un pont de diodes, puis filtrée par un ou
plusieurs condensateurs et enfin stabilisée par un
régulateur de tension, de manière à obtenir une tension
continue d'une valeur précise.
Schéma de principe d'une alimentation
Dans l'immense majorité des
cas, le transformateur est utilisé dans le cadre de la
réalisation d'une alimentation (power
supply, en anglais), un montage destiné à fournir, à
partir du secteur 230 V alternatif, du courant continu basse
tension. En effet, la quasi totalité des appareils ou montages
électroniques est alimentée en courant continu B.T. Voici les
principaux blocs fonctionnels d'une alimentation régulée:

Et voici le
schéma de principe d'une alimentation régulée (stabilized
power supply, en anglais). On reconnait, de gauche à
droite, le transformateur, le pont de diodes (pont de
Graëtz), les
condensateurs de filtrage, le régulateur (REG) et, en prime, une
DEL-témoin. La tension de sortie Vs dépend directement du
régulateur.

Une
alimentation "de laboratoire" ressemble, par exemple,
à ceci:
Principales caractéristiques d'un
transformateur
Deux caractéristiques
essentielles sont à prendre en compte dans le choix d'un
transformateur:
-
la tension
disponible au secondaire
-
la puissance
apparente nominale, notée S et exprimée en VA
(Volts Ampères), qui est le produit de la tension
efficace par le courant efficace.
Une troisième
caractéristique, d'ordre pratique, concerne la configuration
du secondaire: à secondaire unique (deux fils), à
point milieu (trois fils, celui du milieu étant au potentiel 0
V), à deux secondaires (quatre fils).
Le modèle à point milieu
sera notamment utilisé dans le cas d'une alimentation
symétrique (positive et négative). Certains composants (AOP,
ampli audio...) réclament en effet ce type d'alimentation.
Comment choisir un
transformateur?
Dans la plupart des cas,
l'utilisateur choisit un transformateur en fonction d'une part de
la tension continue qui sera disponible après
redressement par diodes et filtrage par condensateur, et d'autre
part de l'intensité du courant qui pourra être
fourni (autrement dit, la puissance apparente).
Déterminer la
tension au secondaire
Supposons que l'on désire
réaliser une alimentation régulée et obtenir, en sortie du
régulateur, une tension continue stable Vcc de 9 volts. Le
calcul est le suivant:
U(secondaire) = (Vcc x 0,707) + U(diodes) + U(régulateur)
Il faut d'abord multiplier
la valeur de la tension continue Vcc désirée par 0,707 (ou la
diviser par 1,414, soit racine carrée de 2), puis tenir compte
du fait que le pont de diodes provoquera une chute de tension
d'environ 1,4 volts (en redressement double alternance) et que le
régulateur de tension, suivant le modèle retenu, nécessite une
tension d'entrée (Vin) supérieure de 2 à 4 volts, en
général, à sa tension de sortie (Vout). On devra donc rajouter
au total environ 4 à 5 volts, en prenant "large", à
la valeur de la tension au secondaire.
(9 Vcc x
0,707) + 1,4 V + 3 V = 10,7 V
soit 12
V (valeur normalisée).
Dans cet exemple, il faudra
donc que le secondaire du transformateur fournisse au moins 12
volts (valeur nominale "efficace").
Si on souhaite obtenir une
tension continue de 24 volts en sortie du régulateur, le calcul
fait apparaître:
(24 Vcc x
0,707) + 1,4 V + 3 V = 21,4 V
soit 24 V
(valeur normalisée).
Ces exemples pourront
surprendre, car il existe une autre manière de calculer, en
multipliant la tension de sortie nominale du secondaire par
1,414 (racine carrée de 2), puis en retranchant 2 à 3 volts
pour le redressement et l'éventuel régulateur. On obtient
alors, pour une tension de secondaire de 24 V, plus de 30 V
de tension continue théorique. Cette méthode est certes
valable, mais attention à la valeur du courant maximal
autorisé! L'auteur préconise, en ce domaine, de choisir de
préférence une valeur un peu supérieure.
Il est à noter que la
tension nominale d'un enroulement secondaire est sa tension en
débit sur une charge résistive. A vide (en l'absence de
débit), la tension relevée sera supérieure d'environ 30% à
cette valeur. Pensez-y si vous effectuez des mesures!
Déterminer la
puissance apparente nominale
En ce qui concerne la
puissance apparente, on la calcule en multipliant la valeur
efficace du courant maximal à fournir par la valeur efficace de
la tension, ou encore en divisant la puissance apparente par la
tension maximale.
Ainsi, un transfo marqué 12
V/10 VA pourra débiter un courant nominal de:
S/U(secondaire)
soit: 10 VA divisé par 12
V, soit 0,8 A.
Il est toutefois conseillé
de choisir un transformateur dont la puissance nominale est
supérieure de 10 à 20% à la puissance réellement consommée
par le montage, pour tenir compte des pertes dues au transfo
lui-même. Ainsi, dans l'exemple ci-dessus, il ne faudrait pas
que le courant excède 0,7 A environ.
Quelques prix
Un transformateur neuf
coûte assez cher: c'est aussi un critère de choix. Voici
quelques prix pour un modèle "standard" (tôlé), à
deux enroulements secondaires:
|
Tension secondaire |
Puissance |
Prix approximatif |
|
2 X 12 V |
5 VA |
7,50
euros |
|
2 x 15 V |
10 VA |
9,50
euros |
|
2 x 12 V |
16 VA |
11,90
euros |
|
2 x 18 V |
26 VA |
12,65
euros |
|
2 x 24 V |
46 VA |
18 euros |
Transformateurs à deux enroulements
secondaires
Les deux enroulements
disponibles au secondaire peuvent être utilisés séparément,
ou mis en série, ou encore en
parallèle.

Soit un transformateur 2 x
12 V/10 VA :
Mise en série
des secondaires:
Us = 2 x 12 V = 24 V
Imax = 10 VA/ 24 V = 0,4 A
Mise en parallèle
des secondaires:
Us = 12 V
Imax = 10 VA/ 12 V = 0,8 A
Suivant le cas, on constate
que c'est la valeur de la tension disponible ou du courant
maximal qui double.
Il est
à noter que le secondaire d'un transformateur est
électriquement isolé du primaire, mais il faut bien garder
à l'esprit que le primaire est relié au 230 V, ce qui
implique de prendre toutes les précautions utiles pour
empêcher tout contact accidentel avec la partie du montage,
notamment les fils de raccordement et les pistes du circuit
imprimé, qui se trouvent au potentiel 230 V. D'autre part,
si le courant débité est important, il faut penser au
risque d'échauffement et prévoir une aération suffisante.
Complément
Les transformateurs
toriques, de conception plus récente, sont plus petits et
plus légers que les modèles classiques (tôlés ou moulés).
Leur rendement est en outre meilleur et leur échauffement
négligeable; qui plus est, leur tension à vide est à peu près
égale à la tension à pleine charge, plus environ 10%. Ils sont
cependant environ deux fois plus chers que les modèles
classiques équivalents et ne présentent d'intérêt réel que
pour des réalisations où le courant débité est assez
important. En 50 VA, ils coûtent près de 30 euros.
Les transformateurs type
"R" de nouvelle génération, encore plus
récents, présentent également d'excellentes performances,
aussi bonnes sinon meilleures que celles de leurs homologues
toriques, pour un coût nettement moins élevé. On ne serait pas
surpris qu'ils remplacent à l'avenir les toriques, voire les
"classiques". En deux secondaires, 30 VA, leur prix se
situe aux alentours de 15 euros.
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